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Comment obtenir un soutien financier pour votre parcours de formation auprès de votre région

Vous envisagez de vous lancer dans un nouveau parcours de formation, que ce soit pour vous reconvertir professionnellement, acquérir de nouvelles compétences ou simplement par soif d’apprendre ? Cependant, le coût des études peut rapidement devenir un frein, surtout en période d’inflation. Heureusement, de nombreux dispositifs d’aide existent au niveau régional pour vous permettre de financer tout ou partie de votre projet. Dans cet article, nous décrypterons pour vous les différents programmes mis en place par les conseils régionaux afin que vous puissiez bénéficier d’un soutien financier adapté à votre situation. Nous vous guiderons à travers les critères d’éligibilité, la constitution d’un dossier solide et les démarches à suivre. Notre objectif est de vous donner toutes les clés pour optimiser vos chances d’obtenir le précieux sésame qui débloquera le financement de votre rêve de formation.

Comprendre les programmes de financement de formation offerts par votre conseil régional

En France, les régions disposent d’une compétence de premier plan en matière de formation professionnelle. Elles définissent et financent les politiques régionales de formation, en accordant chaque année des aides substantielles aux particuliers et aux entreprises. Cependant, il faut bien admettre que la jungle des dispositifs existants peut rapidement devenir déroutante pour les usagers. C’est pourquoi nous allons tenter de vous éclairer sur les principales solutions existantes. Parmi les plus connues, on trouve le Programme Régional de Formation (PRF) qui vise à développer les compétences des demandeurs d’emploi ou à faciliter leur reconversion. Le Contrat d’Études Prospectives (CEP) permet quant à lui de financer des projets de formation individuels plus spécifiques, y compris des formations diplomantes de niveau supérieur. Parallèlement, les aides à la formation en alternance (apprentissage et contrats de professionnalisation) sont devenues incontournables, notamment pour les jeunes qui se lancent sur le marché du travail.

Au-delà de ces grands programmes, de nombreux autres dispositifs ciblés existent selon les régions et les publics visés. Par exemple, des bourses spécifiques sont souvent accessibles pour les étudiants en situation de précarité ou issus de milieux modestes. Certaines régions proposent aussi des prêts à taux zéro pour les formations qualifiantes. Sans oublier les actions en faveur de l’égalité des chances, avec des aides dédiées pour les personnes en situation de handicap ou issues de quartiers prioritaires. D’autres critères, comme l’âge ou le niveau de diplôme initial, peuvent également ouvrir droit à des financements particuliers selon les régions. À titre d’exemple, la région Île-de-France octroie une allocation mensuelle de 500€ pour les formations qualifiantes et certifiantes des demandeurs d’emploi de plus de 26 ans.

Zoom sur les nouveaux dispositifs post-Covid

De nombreuses régions ont également mis en place, dans le sillage de la crise sanitaire, des programmes spécifiques pour soutenir les secteurs les plus fragilisés et favoriser les reconversions. C’est le cas en Occitanie avec le « Pacte Régional d’Investissement dans les Compétences » visant à former ou reconvertir 200 000 personnes d’ici 2022, dans des filières stratégiques comme le numérique, la transition énergétique ou le BTP.

Critères d’éligibilité pour bénéficier d’une aide régionale à la formation

Avant de vous lancer dans les démarches pour obtenir une subvention, il est essentiel de bien vérifier que vous remplissez les conditions d’éligibilité du ou des dispositifs visés. Ces critères varient sensiblement selon les régions, mais certains sont récurrents. Tout d’abord, la plupart des aides sont réservées aux personnes résidant dans la région concernée depuis un certain temps (généralement 6 mois à 1 an), avec une condition de domiciliation stable. Votre situation au regard de l’emploi sera aussi un critère déterminant. Ainsi, le statut de demandeur d’emploi indemnisé ou non est souvent requis pour bénéficier des principaux programmes. À l’inverse, les salariés en activité doivent se tourner vers leur entreprise ou leur OPCO pour obtenir un financement de leur formation.

Les jeunes âgés de 16 à 25 ans constituent une cible privilégiée pour de nombreux dispositifs incitatifs, avec notamment un accès facilité aux aides pour l’alternance. À l’autre bout du spectre, des conditions spécifiques existent souvent pour les seniors souhaitant se reconvertir avant la retraite. Le niveau d’études initial entre aussi en ligne de compte : certaines aides sont réservées aux non-diplômés ou titulaires de bas niveaux de qualification, tandis que d’autres ciblent spécifiquement les étudiants ou les reprises d’études supérieures. Enfin, le type de formation envisagée (qualifiante, diplomante, certifiante, etc.) peut ouvrir ou non les portes des différents financements régionaux.

Au-delà de ces grands critères généraux, chaque région définit également ses propres priorités en termes de filières ou de publics à soutenir en priorité. Par exemple, en Auvergne-Rhône-Alpes, les secteurs considérés comme stratégiques ou en tensions (numérique, industrie, tourisme, BTP…) bénéficient d’aides bonifiées pour les demandeurs d’emploi qui souhaitent s’y former. Dans les Hauts-de-France, le Fonds régional de qualification des demandeurs d’emploi âgés de 30 ans et plus cible spécifiquement la reprise ou la poursuite de formation pour ce public. La région Bretagne accorde quant à elle une priorité aux formations en langue bretonne ou liées à la culture régionale.

Il faut donc bien se renseigner en amont sur la réglementation spécifique de votre conseil régional. Certaines situations particulières, comme une reconnaissance de travailleur handicapé, parent isolé ou réfugié, peuvent aussi faciliter l’accès à certaines aides ciblées. Notre conseil : n’hésitez pas à contacter directement les services compétents pour exposer votre projet et votre situation. Ils seront les mieux à même de vous orienter vers le ou les dispositifs les plus adaptés.

Constituer un dossier convaincant pour solliciter un soutien financier

Une fois que vous avez identifié le ou les programmes régionaux susceptibles de financer votre formation, il est temps de vous attaquer à la constitution de votre dossier de demande de subvention. Et ce n’est pas la partie la plus aisée ! En effet, les pièces à fournir sont généralement nombreuses et les critères d’analyse stricts. Il va donc vous falloir prendre le temps de bien préparer votre copie.

Premièrement, un CV à jour et détaillé, une lettre de motivation réfléchie et une présentation précise de votre projet professionnel sont indispensables pour valoriser votre candidature. N’ayez pas peur d’être prolixe sur vos motivations, votre parcours et vos objectifs à long terme. Cela permettra aux instructeurs d’évaluer la pertinence et la maturité de votre projet de formation. Deuxièmement, vous devrez justifier du programme de formation précis que vous souhaitez suivre, en joignant tous les descriptifs, devis et preuves d’inscription auprès de l’organisme concerné. Sur ce point, faites bien attention à ce que la durée, les matières et les débouchés de la formation correspondent aux critères du financeur. Troisièmement, un état détaillé de votre situation financière actuelle (revenus, charges, situation familiale, etc.) sera exigé afin d’évaluer le bien-fondé d’une aide publique.

Les pièces justificatives varieront ensuite selon le type d’aide sollicitée, avec parfois des critères très spécifiques à remplir. Par exemple, pour une aide destinée aux demandeurs d’emploi, il faudra fournir les documents prouvant votre situation (attestations Pôle emploi récentes, dernières fiches de paie…). Pour les jeunes, un certificat de scolarité ou une copie des derniers diplômes obtenus peuvent être requis. Et pour les salariés souhaitant se reconvertir, une lettre de l’employeur actuel sera exigée, ainsi que les justificatifs de l’ancienneté, du type de contrat, etc.

Notre conseil est de bien préparer en amont l’ensemble des pièces demandées, en vérifiant les dates de validité. Cela vous évitera des allers-retours chronophages avec les services instructeurs. Dans tous les cas, soignez la présentation de votre dossier, en utilisant de préférence la voie dématérialisée si elle existe pour un traitement plus rapide. N’hésitez pas non plus à valoriser tout élément de votre profil ou de votre parcours qui pourrait être un atout.

Démarches à suivre pour faire une demande de subvention auprès de votre conseil régional

Une fois votre dossier complet, il est temps d’officialiser votre demande de financement auprès des services concernés du conseil régional. En théorie, les démarches ont été simplifiées ces dernières années grâce à la dématérialisation et à une harmonisation des procédures sur les territoires. Mais dans la pratique, les choses peuvent encore s’avérer fastidieuses selon les régions.

Dans l’idéal, un dépôt de dossier en ligne sur un portail ou une plateforme dédiée est à privilégier. Outre le gain de temps et de praticité, cela vous permettra aussi d’avoir une traçabilité de l’avancement de votre dossier. Mais attention, certaines régions exigent encore l’envoi du dossier papier en parallèle, avec une copie de chaque pièce justificative. Il faudra alors transmettre votre lourde chemise par voie postale en recommandé avec accusé de réception.

D’autres régions ont fait le choix de maintenir un dépôt « en préfecture » ou directement auprès des services déconcentrés concernés (directions régionales de l’emploi, de la formation professionnelle, etc.). Un rendez-vous préalable peut même être obligatoire pour une prise en charge personnalisée de votre dossier. Si c’est le cas, assurez-vous d’être disponible aux horaires d’ouverture.

Quelle que soit la modalité de dépôt, soyez attentifs aux dates limites de dépôt des dossiers qui sont souvent fixes dans l’année selon un calendrier préétabli. Un dossier incomplet ou remis hors délai sera immanquablement rejeté ou reporté à la prochaine session d’instruction. Là encore, les services concernés de la région sont vos meilleurs alliés pour être guidés au mieux dans ces démarches administratives parfois laborieuses.

Un dernier conseil : si votre situation le permet, essayez d’anticiper au maximum le montage de votre dossier afin de pouvoir le déposer dans les meilleurs délais, avant même le début de votre formation. Les demandes de financement ne sont en effet pas rétroactives et seuls les frais postérieurs au dépôt du dossier pourront être pris en charge.

Optimiser vos chances d’obtenir un financement pour vos études

Vous l’aurez compris, obtenir une subvention régionale pour financer son projet de formation relève parfois du parcours du combattant. Avec des critères d’éligibilité stricts, des pièces nombreuses à fournir et des délais serrés à respecter, il n’est pas rare d’essuyer un premier refus de la part des services instructeurs. Mais ne vous découragez pas pour autant !

Notre première recommandation est de bien cibler en amont le ou les dispositifs les plus adaptés à votre profil et votre situation. Votre objectif doit être de constituer un dossier « taillé sur mesure » répondant au mieux aux attendus spécifiques des financeurs. Pour cela, nos vos relierons pas aux préconisations de l’étape 2 sur les critères d’éligibilité à bien décortiquer.

Ensuite, la présentation et l’argumentation de votre projet sont primordiales pour créer l’adhésion. N’hésitez pas à être prolixe sur vos motivations, votre état d’esprit, vos qualités humaines et les retombées escomptées à l’issue de la formation. Les financeurs publics sont aussi très sensibles à la solidité de votre projet professionnel dans la durée. Démontrez que votre reconversion/spécialisation s’inscrit dans une véritable logique de développement de compétences et de sécurisation de votre parcours.

Mettez aussi en avant tous les éléments factuels et chiffrés qui appuient la viabilité de votre projet : adéquation avec les perspectives d’emploi dans votre secteur ou territoire, taux d’insertion professionnelle à l’issue de la formation visée, opportunités de progression salariale après obtention du diplôme, etc. Les financeurs publics sont légitimement soucieux du retour sur investissement à long terme.

Enfin, n’hésitez pas à activer tous les réseaux possibles pour trouver des appuis à votre demande : prescripteurs (Pôle emploi, missions locales…), employeurs ou organismes susceptibles de vous suivre après la formation, associations ou collectifs spécialisés, etc. Une ou plusieurs lettres de recommandation pourront s’avérer déterminantes pour faire pencher la balance en votre faveur.

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