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Une rentrée 2024 sous le signe des moyens et de l’inclusion

A quelques mois de la rentrée scolaire 2024, les contours du prochain millésime se dessinent. Entre baisse démographique histoire et moyens supplémentaires inédits, le mot d’ordre sera : assurer un taux d’encadrement optimal pour la réussite de tous, du primaire au lycée. Baisse démographique et taux d’encadrement inédit Tout d’abord, rappelons le principal moteur des … Continue reading Une rentrée 2024 sous le signe des moyens et de l’inclusion

A quelques mois de la rentrée scolaire 2024, les contours du prochain millésime se dessinent. Entre baisse démographique histoire et moyens supplémentaires inédits, le mot d’ordre sera : assurer un taux d’encadrement optimal pour la réussite de tous, du primaire au lycée.

Baisse démographique et taux d’encadrement inédit

Tout d’abord, rappelons le principal moteur des évolutions à venir pour la rentrée 2024 : la baisse continue des effectifs scolaires amorcée voilà plusieurs années.

Ainsi, dans le primaire public, ce sont 77 000 élèves en moins qui ont fait leur rentrée en septembre 2023 par rapport à 2022. Même son de cloche dans le secondaire, avec près de 3 000 collégiens et lycéens en moins.

Et cette tendance devrait encore s’accentuer en 2024, avec une projection de -83 000 élèves au total sur l’ensemble du territoire.

Effet sur les effectifs dans le primaire

Concrètement, malgré cette chute brutale des effectifs, le budget 2024 prévoit tout de même une diminution de 650 postes d’enseignants dans le premier degré public.

Pour autant, loin de se traduire par une dégradation, ce choix permettra d’atteindre un taux d’encadrement historique à la rentrée prochaine. Avec un ratio moyen national de 6,03 professeurs pour 100 élèves, les classes n’auront tout simplement jamais été aussi peu chargées !

Conséquences positives dans les classes

Ainsi, grâce à ce taux d’encadrement exceptionnel, le nombre moyen d’élèves par classe du primaire devrait baisser à un plancher jamais atteint par le passé.

De quoi offrir aux professeurs des conditions optimales pour adapter leurs enseignements aux besoins de chaque enfant : plus de temps pour le suivi individualisé, la consolidation des apprentissages fondamentaux ou encore la gestion de la difficulté scolaire.

Priorités affichées du ministère

Fort de ce contexte démographique porteur en termes d’encadrement pédagogique, le ministère entend consacrer les moyens disponibles à plusieurs chantiers prioritaires pour le primaire.

Petite enfance et éducation prioritaire

Tout d’abord, conformément aux engagements pris, la dernière phase du dédoublement des grandes sections de maternelle dans l’éducation prioritaire sera conduite à son terme.

En outre, l’accueil des enfants de moins de 3 ans sera également renforcé dans les zones les plus défavorisées. Une mesure essentielle pour réduire les inégalités dès le plus jeune âge.

Ecole inclusive

Second chantier d’importance pour cette rentrée 2024 : continuer à développer l’école inclusive, afin d’assurer un parcours scolaire de qualité à tous les élèves, quelles que soient leurs particularités.

Concrètement, de nouvelles structures (ULIS, UEAA) verront le jour pour accompagner au mieux les enfants à besoins éducatifs particuliers. Les personnels seront également formés et outillés pour répondre aux défis de l’école inclusive.

Second degré : le « choc des savoirs »

Dans le secondaire, la baisse démographique se poursuivant, ce sont pourtant près de 600 moyens d’enseignements supplémentaires qui seront alloués par le ministère à la rentrée 2024 !

L’objectif ? Mettre en œuvre le plan « Choc des savoirs » présenté récemment pour rehausser le niveau global des élèves de collège et de lycée.

Groupes de niveaux et soutien

Ainsi, dès la 6ème, des groupes de niveaux réduits seront instaurés en mathématiques et en français. Une organisation pédagogique facilitée par la baisse des effectifs, qui permettra une meilleure prise en compte des besoins de chaque élève.

Du côté des lycées professionnels, ce sont des heures supplémentaires en enseignements généraux qui permettront de consolider les apprentissages fondamentaux et renforcer l’ambition d’orientation post-bac.

Poursuite de l’inclusion

Par ailleurs, cette priorité au « choc des savoir » ne se fera pas au détriment de l’école inclusive, avec des moyens dédiés pour la rentrée 2024 au développement des ULIS et UEAA.

Là encore, c’est bien la volonté de ne laisser aucun élève au bord du chemin qui prime avant tout.

Au final, vous l’aurez compris, la rentrée 2024 s’annonce sous de bons auspices tant dans le primaire que le secondaire ! Les ingrédients semblent en effet réunis – moyens et ambition – pour faire de ce millésime une réussite pour tous les élèves. Rendez-vous dans quelques mois pour un premier bilan !

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